«Je ne veux même pas imaginer ce que ça va donner dans la période suivante»

Dirk De Wolf
18 mai, 2020

Comment les entreprises électrotechniques gèrent-elles la situation autour du coronavirus? Peuvent-elles encore fonctionner? Comment voient-elles l’avenir? Ces questions, Power+ les a posées à Jean-Pierre Laurent, gérant d’Eurotechnical Center SPRL, et membre du comité sectoriel «Electrotechnique» de Techlink National.

«Dans une société comme la mienne, qui travaille pour les particuliers, pour la petite industrie, pour le tertiaire et pour l’événementiel, vous pouvez facilement vous imaginer la difficulté de dépasser un rendement de 40% pour le moment», nous explique Jean-Pierre. «Nous avons essayé de maintenir notre société partiellement au travail depuis le début du confinement tout en respectant les règles de distanciation. C’est très compliqué par rapport aux clients, mais surtout pour nos ouvriers (trajets seul dans différentes camionnettes, chacun avec son outillage et ses protections, travail dans le respect des distances de sécurité par rapport à ses collègues, etc.), et la situation entraîne un recul très significatif du rendement».

Eurotechnical Center sprl s’est spécialisée au fil des ans dans les techniques de scène, une activité qui génère une part importante de son chiffre de manière saisonnière. Avec la suppression de très nombreux concerts, événements (Les Fêtes de Wallonie, Fiesta City, etc.) et autres activités similaires, Jean-Pierre perd énormément de travail. Il se pose des questions, notamment sur la diversification de ses activités.

Comment voyez-vous les (deux) prochains mois? «Je ne veux même pas imaginer ce que ça va donner dans les deux mois suivants car on nous annonce maintenant une difficulté dans l’approvisionnement de certains matériaux alors que nous sommes une société "cruciale" pour toutes les urgences. La relance qui suivra la crise promet à coup sûr d’être difficile. Il y aura un surcroît de travail, pour rattraper le retard, et nous ne pourrons pas répondre à la demande parce qu’il n’y aura pas plus de main-d’œuvre disponible sur le marché dans deux mois qu’aujourd’hui»

«J’ai aussi besoin de dire que je n’observe aucune intervention directe pour compenser le manque à gagner. La seule aide que nous avons pour le moment, ce sont des reports d’échéances et uniquement si nous pouvons prouver une situation de difficulté (minimum 65% de chiffre d’affaire en moins). Il est donc difficile voire impossible de gérer la société en bon père de famille».

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